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LA FIN DE VIE DE VOTRE ANIMAL AU CŒUR D’UNE APPROCHE BIENVEILLANTE

8 mai
4 min de lecture
fin de vie animal

En tant que comportementaliste animalier et de façon personnelle, j'ai pu constater à quel point la fin de vie de nos animaux est problématique. Le propriétaire se retrouve souvent désemparé et perdu, ne sachant pas quoi faire, basculant bien souvent du curatif à une solution létale.

Pourtant, il existe différentes solutions, des outils d’accompagnement qui faciliteront le confort de votre animal. Mon expérience professionnelle et personnelle m’a amenée à expérimenter diverses solutions d’accompagnement et m'a permis d'élaborer une approche nouvelle qui transforme votre vision sur la fin de vie de votre animal.








Le quotidien et le confort à domicile

L’aménagement de l’environnement est un axe primordial dans le confort. Voici quelques pistes qui pourront vous aider :

  • Multiplication des ressources dans tout le foyer comme les points d’eau et les gamelles qui pourront être surélevées.

  • Revoir ses dodos en fonction des problématiques de votre animal. Même le choix de la literie est primordial. Par exemple, un matelas bébé qui permet un confort mais qui n’est pas en hauteur pour les chiens qui ont du mal à bouger.

  • Installer un parc, des barrières pour lui apporter de la tranquillité dans le foyer.

  • Tapis antidérapants si difficultés dans les déplacements qui permettront plus d'appui.


Et encore plus d’autres choses qui peuvent être vues en séance et qui répondront de façon personnelle.


Aménager le confort à domicile et le quotidien de votre animal

L’importance du soutien émotionnel pour l’animal et son propriétaire

Les animaux peuvent ressentir du stress et de l’anxiété pendant leur convalescence. Offrir un soutien émotionnel est essentiel à son bien-être. Il existe des accompagnements en médecine alternative :

  • Les Fleurs de Bach (sans alcool), certains professionnels sont formés spécialement pour les animaux.

  • Des séances de zoopharmacognosie : une pratique par laquelle les animaux s’auto-médicamentent en utilisant leur instinct qui leur permet de savoir quelles plantes peuvent leur apporter soutien et bien-être.

  • La kinésiologie animale peut être d’un grand soutien ainsi que la communication intuitive animale.

Pour ce qui est du propriétaire, savoir faire appel aussi à des professionnels est tout aussi important, pour la personne elle-même mais aussi pour l’animal. Souvent les personnes n’osent pas, par peur du jugement. Mais notre société évolue, et les consciences évoluent vers plus de tolérance et de compréhension face au désarroi que provoque la fin de vie de notre animal. Il ne tient qu'à nous de changer ces mentalités car demander de l’aide, c'est faire un pas vers le changement.



ostéopathe animalier

La pluridisciplinarité : des acteurs au service du vivant

Autant d’acteurs qui ont un rôle à jouer mais de façon différente :

  • L’ostéopathe animalier qui apporte un éclairage souvent différent sur les douleurs et peut aider à les soulager.

  • L’acupuncture est intéressante, souvent proposée par des vétérinaires formés.

  • Autres professionnels  spécialisée en physiothérapie et en rééducation canine comme https://multi-pattes.fr/

  • Il existe aussi de nombreux centre de remise en forme qui propose des prises en charge très intéressante même pour des animaux en fin de vie. Exemple le centre à Echirolles https://www.canemotion.fr/

Et bien sûr notre vétérinaire ! Sa place est primordiale, c'est le professionnel de référence vers lequel tourne tout l’axe majeur santé et bien-être de votre compagnon. Savoir le choisir, bien le connaître et avoir établi une relation de confiance est un atout majeur dans la prise en charge.


mort libre

Mon expérience et le choix de la "mort libre"

Depuis mon expérience avec mes propres animaux, j'ai vécu plusieurs situations où j'ai pu discuter librement et en toute confiance de mes souhaits avec mes animaux, qui étaient de leur offrir une mort libre.

Ma Lana, chatte âgée de 8 ans lors de son décès, était atteinte d’un lymphome foudroyant à l'estomac. La voie du curatif était donc impossible. Beaucoup de personnes m’ont demandé pourquoi je n’avais pas fait euthanasier mon chat ! J’ai reçu beaucoup de paroles me disant que je la laissais souffrir.

Et cela ne fut pas le cas parce que préalablement j’en avais suffisamment parlé avec mon vétérinaire pour lui donner tous les traitements possibles pour la soulager. Elle est décédée en mort libre une fin d’après-midi, entourée d’amour et de la compagnie des autres animaux du foyer. Mon vétérinaire a entendu mes souhaits et y a répondu favorablement, sa prise en charge a été palliative (et oui, ce nom existe aussi pour les animaux).

plus de détails sur mon Instagram


fin de vie en douceur

Oser se positionner pour une fin de vie en douceur

Ce que j’en retire comme enseignement est l’importance du positionnement : il est fondamental pour que le vétérinaire puisse s’y ajuster. Oser demander ce que l’on souhaite, c’est donner la possibilité aux professionnels d’y répondre.

Bien souvent le vétérinaire propose des soins curatifs ou, quand l’animal souffre, l’euthanasie. Mais si vous osez vous positionner en disant ouvertement que vous ne souhaitez pas porter la responsabilité d’une euthanasie mais que vous ne voulez pas voir votre animal souffrir, alors une porte s’ouvre : celle des soins palliatifs.

Combien de vétérinaires m'ont confié proposer cet acte car les personnes ne sont pas prêtes à voir leur animal se dégrader. Il ne tient qu’à nous d'avoir plus de clairvoyance sur ce que nous souhaitons et ce que nous sommes capables d’entreprendre.

En définitif, l’accompagnement en fin de vie doit être un passage qui se fait en douceur, avec compassion et intelligence émotionnelle, tant pour le propriétaire mais surtout pour l’animal. Accompagner son animal dans sa fin de vie reste compliqué mais possible, et l’amour pour votre animal reste le maître-mot dans cette prise en charge.


Bonus : En tant que professionnel, ma vision sur la fin de vie animale me permet de proposer une approche sur mesure qui va transformer votre relation avec cette étape. Et n’oublions pas : accompagner, c’est accompagner du vivant

article écrit en collaboration avec Sonia Prate Veltri


 
 
 

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